Presqu'île de Tahiti

 

 

 

Octobre/Novembre 2021

 

 

 

 

 

 

Nos invitées étant parties, il ne cesse de pleuvoir sur le presqu’île… Nous en profitons pour faire notre premier ciné à bord de Diatomée! Cela me remplit de joie car cela fait partie intégrante de mes activités parisiennes hebdomadaires!

À Taravao, le cinéma n’a qu’une seule salle qui projette un film différent toutes les deux heures. Evidemment nous allons voir James Bond car Alex adore! Bon, nous ne ferons pas trop les difficiles sur la version française ni sur le son pourri de la salle. Cela me fait réaliser que nos salles en métropole sont de l’ordre du grand luxe!

 

 

 

 

 

 

 

Dans un précédent carnet de bord, j’avais émis l’hypothèse que nous adorions regarder James Bond car nous sommes certains que tout va bien se finir et cela doit certainement nous apaiser dans les moments angoissants que peut avoir la vie en mer. Et bien ce James Bond est plutôt …déroutant!

 

J’ai un peu plus de temps pour faire mon montage et ça tombe bien car il pleut toujours et encore. Un matin, nous avons fait une sortie pour voir les baleines mais nous avons pris une telle saucée que nous sommes rentrés plus tôt, frigorifiés. Je me sèche, m’habille bien chaud et j’en profite pour travailler dans le carré. je sens le bateau vibrer et bouger hyper fort, comme si nous étions en pleine navigation: le vent se lève intensément et il pleut des cordes. Alex est dehors et en profite pour laver le bateau à l’eau douce. 

Il me crie « COUPE L’ÉOLIENNE!!! », car elle tourne tellement fort qu’il a peur qu’elle fasse tout péter! Je le sens s’agiter dans tous les sens mais je me dis qu’il surveille si le bateau dérape ce qui est fort possible avec la force du vent!

5 minutes plus tard il me hurle « ALLUME LE MOTEUR!!!!!! »… Je me précipite en panique et je sens que je vais devoir aller à mon tour sous la pluie diluvienne avant qu’une catastrophe arrive…Nous sommes tout prés d’un autre catamaran, mais comme tous les bateaux ont tourné nous ne savons pas si c’est normal ou si nous avons dérapé.

La réponse arrive très vite: nous dérapons clairement puisque chaque minute qui passe nous rapproche du catamaran. J’enlève tous mes habits pilou pilou pour enfiler un ciré sur mes sous vêtements et avec Alex nous essayons de relever l’ancre pour remouiller plus loin. Il y a 50 noeuds de vent, environ 90 km/h, et surtout une pluie qui m’aveugle complètement. Je ne vois rien et je n’entend pas Alex qui crie depuis l’étrave.

 

 

 

 

 

 

J’essaie tant bien que mal de faire avancer le bateau bien droit car le risque, à faible vitesse, c’est que le bateau se fasse emporter d’un côté ou de l’autre. Cela finit par arriver mais avec un peu de puissance dans le moteur j’arrive à avancer droit de nouveau. Je ne sais par quel miracle, nous arrivons à remouiller quelques mètres plus loin en laissant plus de chaîne pour consolider le mouillage. Nous sommes enfin à une distance sécurisée du Catamaran. Le catamaran lui même semble déraper vers le bateau derrière lui… (Le rouge et blanc sur la photo). Et à bord j’ai l’impression qu’il y a une femme seule qui semble bien désemparée. Alex file la voir avec le dinghy affrontant vagues, pluie et vent. Et il a bien fait. La propriétaire était en pleurs ne sachant pas allumer le moteur en l’absence de son mari et avec les alarmes des instruments électroniques qui ne cessent  d’avertir d’un danger « cible proche détectée ». Alex arrive à éteindre les alarmes et à allumer le moteur pour qu’elle soit prête à avancer si le bateau continue de déraper. Elle pourra nous joindre sur la VHF en cas de problème avant que son mari ne rentre.

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant c’est le bateau devant nous qui semble déraper sur nous!!!!! Alex s’apprête à monter à bord mais une autre personne semble gérer la situation. Nous espérons que le vent se calme enfin, mais ce n’est pas le cas. Nous restons dehors, frigorifiés, à surveiller la tempête.

Quand tout semble bien tenir, nous allons enfin nous réchauffer et manger un bon plat chaud!

 

L’après midi nous allons voir d’autres voisins garés loin au fond de la baie, c’est l’hécatombe, deux bateaux ont dérapé et se sont échoués, deux autres bateaux leur sont rentrés dedans et ont fait un trou dans la coque!!!!! 

 

Nous nous remettons doucement de nos émotions en allant nager chaque jour dans le lagon. Le fond sableux est parsemé de petites crevettes qui creusent un terrier surveillé par un petit poisson. Il y en a partout: environ tous les 30 cm il y a un trou, un gobie qui fait le guet et une petite crevette qui entretient le terrier. Je rêve de les filmer depuis plusieurs mois mais dès que je pose mon appareil, tout le monde rentre à l’abris et il ne se passe plus rien. Puis l’idée me vient de faire comme dans « loft story ». Je vais poser mon appareil, partir nager et revenir une heure après.

 

 

 

 

 

 

 

Je suis époustouflée en découvrant les rush!!!!! Je rentre dans l’intimité totale de la vie de la crevette et découvre tous ses secrets!!! À suivre très vite dans les prochaines vidéos…la crevette Bulldozer n’aura plus de secret pour vous non plus!!!!

 

Les soirées qu’Alex affectionne particulièrement  « alcool illimité et grand ménage jusqu’à 3 heures du mat » finissent par virer au cauchemar pour moi. Il fait un raffut pas possible! Il décide de tout ranger et je ne retrouve plus rien, tout a changé de place! Je fais quasi nuit blanche et si tout brille quand je me lève, je retrouve des trucs hyper importants à la poubelle!!!! Comme les paniers où nous laissons nos légumes! 

 

 

Nous changeons de mouillage pour aller plus au sud de la presqu’île et se rapprocher des baleines qui semblent plus nombreuses à cet endroit.

Mais il y a encore trop de vent et de pluie pour aller en mer. Puis les conditions météo sont enfin bonnes et nous sortons avec notre petit dinghy encore loin de l’endroit où elles semblent être le plus nombreuses mais en mer, tout est possible! Nous ne voyons rien mais nous commençons à être habitués. Comme dit dans le précédent carnet de bord, cela demande beaucoup d’énergie et de temps et finalement il y a certaines fois où nous préférons aller nager ou nous balader car la chance d’en voir, d’interagir avec elle sous l’eau avec le dinghy à la main est finalement minime.

 

 

 

 

 

 

 

Puis un soir, Alex va surfer avec Ben Thouard qui habite juste à côté de notre mouillage et il croise des baleines dans la passe à côté. Une passe est un couloir profond qui permet de sortir du lagon, formé par l’écoulement des rivières dont l’eau douce empêchait le corail de pousser. Cela nous redonne espoir!

Nous décidons d’y aller tôt le matin avant que le vent se lève et les bateaux des tours opérateurs ne débarquent. Lever 5h30! En sortant de la passe, je propose d’aller à gauche vers le sud où elles sont censées être plus nombreuses. Plus nous avançons, plus la houle se lève et Alex me prévient que nous ne pourrons pas nous mettre à l’eau, c’est trop dangereux avec la houle qui nous pousse sur le récif. 

Nous décidons de faire demi-tour et retourner où c’est plus calme. Arrivés devant notre passe de départ, il est 7h20. Suite à toutes ces heures passées en mer dernièrement, je pense qu’Alex va vouloir rentrer après ce sempiternel échec mais il propose de continuer vers le nord « tant qu’à faire ». Comme à chaque sortie baleine, je me dis qu’il y a beaucoup de chance de ne rien voir, d’en voir mais en déplacement, ou de tomber sur des mâles qui respire 2 minutes en surface et chantent à 30 mètres de fond pendant 25 minutes. Mais de trouver des baleines qui ne bougent pas et qui nous acceptent…Il faut beaucoup beaucoup beaucoup de chance et d’heures, de jours et de mois passés en mer!

Ce jour là, continuer vers le nord est la plus belle décision qu’Alex n’ai jamais prise.

Un peu comme de se donner un coup de pied aux fesses pour aller à une soirée qui nous saoule et y rencontrer une personne qui va changer notre vie.

Un souffle! Un dos! Et assez vite une queue qui sonde. Nous n’avons pas bien vu s’il s’agit d’une seule baleine ou d’une mère et son baleineau. Il peut s’agir d’un mâle qui plonge pour 25 minutes, du coup nous décidons d’éteindre le moteur et d’attendre, chronomètre en main.

Quelques secondes après, nous entendons le souffle du baleineau tout prés du bateau! Avec sa maman ils ont complètement tourné autour de notre dinghy et ils sont ensuite aller se poser sur le récif. Ils restent un long moment en surface sans bouger à se laisser flotter. Je décide de mettre mon maillot. Alex préfère ne pas se mettre à l’eau car elles sont prés du récif et il craint de garder le dinghy à la main dans ces conditions, pourtant il y a très peu de houle.

Il me laisse très très gentiment y aller seule.

Je palme un long moment en essayant de faire le moins de bruit possible. Cela me parait une éternité. Je palme la tête hors de l’eau car je les vois très bien en surface et cela me guide. Quand enfin, je les aperçois sous l’eau, je m’arrête à la limite de visibilité. Je les vois à peine mais elles semblent venir vers moi. Je décide de reculer pour les mettre en confiance et attiser leur curiosité. Cela fonctionne! Nous restons un très long moment sans bouger à nous observer. Le baleineau reste derrière sa maman, ou sa mère reste entre nous je ne sais pas. Tout est si calme, si lent, je la regarde dans les yeux. Je pense à tout ce qu’elle a vécu. Ses longues migrations entre l’Antarctique et la Polynésie depuis qu’elle est toute petite, ce jeûne de plusieurs mois pour mettre bas dans les eaux chaudes, toutes ses morsures du cookie cutter shark visibles sur son corps (il s’agit d’un requin qui se nourrit de la chair en la prélevant comme un emporte pièce!), affronter tous les mâles qui veulent se reproduire et y vont rarement dans la douceur… Je l’admire. Et je l’aime si intensément. J’aimerai pouvoir lui dire combien je l’aime. Combien j’ai tant et tant attendu ce moment, Qu’elle sache qu’elle est dessinée sur ma peau à tout jamais, qu’elle sache que je l’aime à ce point. 

Je n’ai plus trop la notion du temps à ce moment là mais je suis restée assez longtemps avec elles. Elles continuent de ne pas bouger et je décide de vite retourner garder le dinghy pour qu’Alex puisse aller les voir à son tour.

Finalement nous y retournons tous les deux le dinghy à la main, cela semble vraiment faisable. Nous arrivons tout en douceur et à l’intérieur de moi je leur présente mon amoureux. 

 

 

 

 

Voici leur réaction quand elles découvrent Alex…

 
 
 
 

Nous passerons deux heures trente ensemble. Pas 30 minutes. Pas une heure. Deux heures  trente d’interactions intenses, à s’observer,  à les filmer et les photographier, elles semblent grave se prendre au jeu et poser pour nous!

 

 

 

 

 

Côté face et côté pile… 

 
 
 

Elles se positionnent dans le bon axe pour faire refléter les rayons du soleil sur leurs pectorales!

 
 
 
 

Je finis par faire quelques apnées, aller au niveau de son oeil, y plonger mon regard. Parfois elle le ferme tout doucement et le réouvre comme les yeux d’un chat qui ronronne. Elle semble si apaisée, si curieuse! Nous devons reculer à plusieurs reprises pour ne pas la toucher. Nous ne voulons pas la toucher même si nous le pouvons.

 

 

 

 

 

 

 

Le baleineau quand à lui est plus qu’adorable, il ne cesse de caresser sa mère, avec ses pectorales, sa caudale, son rostre. Il est presque toujours en contact physique avec elle et se montre de plus en plus curieux avec nous. Plus le temps passe et plus il s’agite, il se met sur le dos, sort ses pectorales de l’eau, tape avec sa caudale en surface, vient nez à nez, il approche son gros oeil de nos tête et nous regarde d’un air coquin! Ah, là c’est sur qu’il n’y a pas besoin d’avoir des heures de méditation derrière nous pour vivre pleinement le moment présent!

 

 

 

 

 

 

 

 Alex me dirige parfois pour les photos, nous chuchotons. Je me mets sur le dos comme le baleineau! Le soleil est parfois caché par les nuages ce qui donne différentes ambiances pour les photos! Et voir des baleines posées sur le récif était le rêve absolu d’Alex car cela est très photogénique, c’était même devenu une blague avec Thomas « Les voilà tes baleines posées sur le récif! », sauf qu’au final nous n’avions jamais réussi à en voir dans si peu de profondeur.

Nous essayons de toujours rester dans son champs de vision, de ne pas la surprendre. La maman restera d’une délicatesse infinie avec ses granges pectorales qui peuvent nous éjecter à tout moment! Elle reste en surface mais ne respire que très rarement, 3 ventilations toutes les 20 minutes on dirait! 

 

 

 

 

 

 

 

Juste avant de partir tout doucement, la maman se tourne et nous montre son ventre, c’est un signe de grande confiance chez les animaux. Cela nous réjouit. Puis elle part doucement vers le large laissant une flaque d’huile en surface.

 

 

 

 

 

 

Cela ne tombe pas plus mal, nous sommes tous les deux frigorifiés! Alex est moins frileux mais rester deux heures en bougeant si peu dans l’eau c’est sport!

Nous sortons de l’eau à 10h20, tellement remplis, tellement nourris qu’il va falloir du temps pour digérer. Mes larmes coulent  tout au long de la journée, je suis tellement émue par la puissance de cet animal. La maman m’a particulièrement touchée, j’était attirée par elle comme un aimant.

J’ai une pensée particulière pour Chloé avec qui j’aurais adoré partagé ce moment puisque c’était son principal but durant ses trois semaines à bord…

Nous regardons les photos et les trouvons d’une puissance incroyable car une vraie rencontre en ressort, une interaction entre êtres vivants. Et surtout je réalise à quel point je suis minipouce à côté d’elles! Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai vécu, mais oui, ces photos m’émeuvent particulièrement.

 

 

 

 

 

 

Nous avions pourtant un peu abandonné l’idée de faire des photos apnéiste/baleines comme nous l’avait demandé l’office du tourisme. Je crois qu’ils ne seront pas déçus…!!!

 

Mais il y a toujours cette ambivalence à montrer de telles photos qui donne aux gens l’envie de faire pareil et contribue à multiplier le nombre de bateaux de whale watching.

 

C’est pour cela aussi que j’insiste sur la difficulté de vivre de tels moments, si nous avions été 12 dans l’eau je ne pense pas que cela aurait été aussi intense. Et une telle rencontre reste absolument exceptionnelle.

 

Le soir je m’endors facilement malgré toute cette excitation mais à 2h30 je suis légèrement réveillée, je repense à elles, et là…impossible de refermer l’oeil jusqu’au réveil de 5h30! Nous retournons voir les baleines! Je suis au taquet malgré le manque de sommeil! À peine quelques secondes après avoir démarré le dinghy, nous voyons des baleines dans le lagon! Une mère et son baleineau qui se reposent en surface. La mise à l’eau est interdite dans le lagon, endroit où elles viennent se reposer. La distance que nous devons respecter ne nous permet pas de reconnaitre notre baleine de la veille qui avait sa dorsale abîmée.

Nous allons en chercher d’autres le long du récif! La chance nous sourit encore après une heure à scruter l’horizon, nous apercevons une autre maman et son bébé. Je me mets à l’eau seule, Alex préfère attendre de voir si elle va nous accepter. Elles ont sondé mais il me semble apercevoir une pectorale sous l’eau et je décide d’attendre qu’elles remontent. Quand soudain, le baleineau fonce la tête la première dans ma direction pour respirer! Il sort juste à côté de moi! C’est une situation assez courante car les petits sont souvent curieux mais le fait d’être toute seule dans l’eau est assez impressionnant! Il essaie direct de jouer en se tournant sur le dos, en faisant bouger ses pectorales… je suis en train de le filmer et j’arrive peu à l’imiter et répondre à son attente! D’un coup il sonde devant moi et quand je me retourne je vois son énoooorme maman remonter tout prés et je palme vite pour m’écarter! Elle revient chercher son petit, plutôt méfiante et s’en va plus loin. Je suis sans doute une source de stress supplémentaire pour elle, elle n’a pas besoin de ça en cette période d’économie d’énergie…Nous ne négligeons pas l’impact que nous pouvons avoir en voulant aller les voir. Mais notre égoïsme et la joie que chaque rencontre nous apporte pèsent encore trop lourd dans la balance pour décider de les laisser complètement tranquilles.

 

 

 

 

 

 

Nous enchaînons avec une sortie en mer sur le bateau de Ben Thouard (le grand photographe) en compagnie de Guillaume Néry de retour de Moorea. Nous allons dans dans une rivière qui se jette dans le lagon, l’eau douce en surface est gelée, alors que l’eau salée au niveau des pieds semble brulante!!!! 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite en mer nous nous mettons à l’eau avec un baleineau très joueur qui saute de partout! C’est assez ouf de vivre ça tous ensemble et aussi facilement! Le soir ils viennent tous diner à bord pour leur dernière soirée en Polynésie puisque Guillaume rentre en France continuer l’écriture de son livre et Ben va dédicacer son ouvrage de photographies autour de l’eau « Turbulences » qui vient de sortir!

 

Nous continuons d’aller en mer tous les deux pour chercher les baleines, nous en voyons plein mais souvent dans la passe ou dans le lagon. Alex semble un peu blasé comme s’il était certain que jamais nous allons revivre une telle expérience. Alors que moi je pense justement que si c’est possible une fois…c’est possible tout court.

 

Je suis trop contente de pouvoir prendre en plus des cours de danse tahitienne, des cours de danse classique! J’y retrouve Domi, la femme de Ben! Nous sommes 3 élèves et la prof peut me corriger comme un cours particulier ce qui me change de mes cours parisiens à 50 élèves! Pour la danse tahitienne, les mamans qui ne peuvent pas faire garder leurs enfants les emmènent et ils jouent entre eux dans un coin! Il y a même un petit bébé qui dort sur son tapis avec la musique à fond du cours! C’est vraiment pas prise de tête et les copines des mamans sont les « tatis » qui s’occupent tout aussi bien des enfants… Je crois que les baby sitter n’existent pas ici!

Quand nous nous baladons, nous voyons régulièrement les familles tahitiennes tous attablés sur leur terrasse à la cool sans aucun souci d’être productif dans leur journée! Ils travaillent juste pour gagner de quoi vivre mais pas plus. Ils ont ainsi une qualité de vie incroyable. Certains sont très sportifs mais la plupart bougent peu et l’obésité a été en grande partie responsable du grand nombre de morts à Tahiti suite au virus.

 

 

 

 

Morgan Maassen

 
 
 
 

Alex est depuis très longtemps un très grand fan de Morgan Maassen, un vidéaste photographe sous marin extrêmement talentueux et inspirant. Comme Ben Thouard, plus de 270 000 personnes le suivent sur Instagram! Il se trouve qu’il est en ce moment même sur la presque’île de Tahiti et que Ben le connait bien… Au hasard des rendez-vous, Morgan et Alex finissent enfin par se croiser!!!! Un soir, Morgan nous propose d’aller shooter avec lui les vagues de Teahupoo tôt le lendemain matin car elles ne seront pas surfables. L’idée est de photographier les vagues qui se cassent sans se prendre un surfeur sur la gueule!!! Faire une séance photo juste à côté de Morgan Maassen, c’est juste la méga grande classe pour nous! C’est un peu le Terrence Malick version aquatique!!!

 

 

 

 

 

 

 

Je pense souvent à la baleine et je me demande bien ce qu’elle est en train de faire. Je suis quasiment certaine qu’elle se souvient de nous mais pour combien de temps? Moi je sais que je ne l’oublierai jamais jusqu’à mon dernier souffle…

 

 

 

 

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