Moorea/Tahaa/Raiatea

 

 

 

Avril 2022

 

Après 3 mois et demi à Paris, nous voici de retour sur Diatomée! Première surprise en arrivant à bord, nous découvrons les nouveaux biminis (taud de bateau qui protège du soleil)… Ils se sont déchirés durant notre absence et Sanni, notre boatsitter s’est occupée de les changer, mais au milieu du Pacifique, il n’y a pas beaucoup de choix de coloris et notre bateau se retrouve avec un bleu électrique pas très raccord avec le reste. C’est un peu comme amener son gosse chez le coiffeur et qu’il ressorte avec une coupe à la Candeloro, il est moins beau mais bon, tu l’aimes quand même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sanni s’est merveilleusement occupée de Diatomée et nous a évité de retrouver un bateau rongé par l’humidité, un moteur laissé à l’abandon et des charançons par centaines.

Elle reste quelques jours avec nous avant de repartir dans son pays natal, l’Allemagne, retrouver sa famille qu’elle n’a pas vu depuis plus de 3 ans.

 

 

 

 

 

 

 

En métropole, Alex a suivi des formations moteur et électricité et il a beaucoup de travail pour appliquer ses nouvelles connaissances en entretien, sans parler des pompes à réparer et du générateur en panne… Je ne suis pas d’une grande aide alors j’essaie d’être productive à mon niveau. Je fais des allers retours avec les bidons d’eau pour remplir les cuves. Je carène la coque qui est couverte de coquillages. C’est plutôt un cauchemar pour moi, déjà après 4 mois à Paris, j’ai perdu toute mes capacités en apnée et je suis au bout de ma vie. Et puis, comment dire, toute une faune s’est installée sur la coque: mollusques, petites crevettes, gobis (petit poisson toujours posé sur un substrat), et quand j’arrive avec mon énorme raclette pour virer tout ça, moi qui suis traumatisée à l’idée d’écraser une fourmi, c’est un peu compliqué…

Mais quand je vois Alex la tête dans le moteur sous 40° et les mains recouvertes de sang et de cambouis je me mets au boulot sans broncher. Je ne peux sauver les coquillages qui recouvrent toute la coque et prennent cher car ils sont très difficiles à enlever, mais j’épargne crevettes et gobis qui défendent courageusement leur territoire… j’ai l’impression d’être le méchant dans « Avatar ».

 

 

 

 

 Merci Guillaume pour ce beau livre autour de cet élément si cher à nos yeux…

 

 

 

Nous avons 15 jours pour rendre le bateau complètement fonctionnel, propre et parfaitement rangé pour l’arrivée de ma soeur Cath et son fils Julian!

Nous faisons une pause de deux jours pour accueillir à bord un ami photographe connu très récemment en métropole, Baptiste, il viendra avec une amie globe trotteuse Anaïs! 

 

 

 

 

 

 

Nous allons régulièrement plonger, voir les tortues à l’extérieur sur le tombant ou faire du snorkeling dans le lagon! Un matin nous apercevons un groupe de dauphins à longs becs, les plus fréquents ici. Ils sont impossibles à voir sous l’eau, petits et craintifs, ils restent toujours à la limite de visibilité . Dès que nous les voyons, nous ne tentons jamais de mise à l’eau car nous savons que c’est voué à l’échec. À chaque fois que je les ai aperçu en étant déjà dans l’eau et qu’ils paraissaient tout prés, je n’ai jamais pu les voir! Et là ils semblaient accepter notre petit dinghy et rester autour, nous tentons une mise à l’eau avec Baptiste et Anaïs et nous pouvons enfin les observer! Ils sont très nombreux! Certains se reposent, d’autres se chamaillent violemment, ils restent distants mais visibles! Je n’en reviens pas! Sachant que cette espèce est la même que celle de Sataya en Egypte, si interactive avec les hommes! Mais ici ils adoptent un comportement très différent.

 

Nous profitons d’avoir du monde à bord pour monter Alex au mât. Car seule je mets trois ans à wincher Alex en haut alors qu’une troisième personne est d’une grande aide. J’ai sa vie entre mes mains et à chaque fois c’est un peu stressant!

 

 

 

 

 Alex pose une nouvelle antenne VHF pour être sûr de pouvoir avoir des longues conversations en mer!

 

 

 

 

 

 

 Nous faisons aussi la connaissance de Charlotte, présidente d’océania, une association très active en Polynésie pour la préservation des cétacés. Nous mettons en place des projets communs pour l’année à venir et nous sommes ravis que Diatomée puisse être une aide pour les associations principalement bénévoles avec qui nous partageons des valeurs qui nous tiennent vraiment à coeur.

 

 

 

 

 

 

 

Notre vie sociale continue d’être très active puisque nous retrouvons Joaquim, le beau danois rencontré au Panama! Sa femme en avait un peu marre du bateau et elle l’attend à Copenhague pour l’été 2023. Comme il tient à finir son tour du monde, il se donne un an pour aller de la Polynésie au Danemark en passant par Bali, l’Afrique du sud, le Brésil, les Açores et la Bretagne!!!!! C’est ce qu’on appelle « un vrai marin!!!! » Il nous explique avoir tout organisé avec sa « crew », il navigue toujours avec des volontaires rêvant de tour du monde. Le lendemain il nous invite sur son bateau, et nous découvrons 4 sublimes danoises de 20 ans en micro bikini, string, les cheveux blonds platine et les yeux bleus…. Il s’agit de sa « crew » !!! Ça nous fait trop rire avec Alex!!!!!

 

 

 

 

 Nous ne ratons pas la conférence mensuelle au criobe, centre de recherche qui étudie les écosystèmes coralliens.

 

 

 

 

 Dès que nous allons à terre, nous dérangeons les 3 oies qui ont élu domicile sur le petit ponton à Dinghy. Nous essayons de les déranger le moins possible…Nous les surkiffons!!!

 

 

 

 

 Moorea est connu pour produire les meilleurs ananas au monde!

 

 

 

 

 

 

 

Enfin l’heure a sonné d’accueillir ma famille!!!!! C’est un événement particulièrement important pour moi car ma soeur est très parisienne, mon neveu assez geek, l’eau c’est pas trop leur truc et ils n’ont jamais connu l’expérience de la vie sur un bateau. Habituellement les gens qui viennent nous voir sont des habitués des voyages en mer, des bons nageurs, des sportifs à l’aise dans cet élément. Je suis donc particulièrement touchée qu’ils viennent à l’autre bout du monde partager et découvrir cette vie dont ils ignorent tout. Mais je ressens aussi une certaine pression, la peur qu’ils soient déçus, et cela occupe bien mes pensées.

 

Le jour J arrive! Il pleut des trombes et des trombes! Cela est une grande chance pour l’île qui était particulièrement sèche depuis plusieurs semaines. Nous allons les chercher à la sortie de la navette qui vient de Papeete. Arrivés au ponton, impossible de prendre le dinghy avec la pluie diluvienne, nous attendons que ça se calme un peu…

 

 

 

 

 

 

 

J’en profite pour leur expliquer les consignes du bateau: ne pas jeter le papier dans les toilettes, utiliser très peu d’eau douce, électricité limitée à une heure de recharge par jour, faire attention à ci, à ça… Bref je réalise qu’en plus de cette arrivée épique, je plombe un peu l’ambiance et l’excitation de la découverte!

La pluie diluvienne ne semble pas trop s’apaiser, après 3/4 d’heure nous décidons de faire un premier aller retour avec Alex chercher vestes de quart et parapluie pour les valises.

 

 

 

 

 

 

Enfin Cath et Julian découvrent Diatomée et son salon confortable après s’être pris la saucée!

 

 

 

 Jul écrit direct son carnet de bord, enthousiasme qui se raréfiera par la suite! Il dira qu’il a mis une veste de « sapeur pompier»!!!!

 

 

 

 

 

 

Dès le lendemain, nous partons faire le tour de l’île avec la voiture que nous avons louée!

 

 

 

 Visite du célèbre centre de soin des tortues blessées « Ta mana o te moana »

 

 

 

 Tout le plastique contenu dans ce bocal a été retrouvé dans l’estomac d’une tortue…

 
 
 

 J’y apprends que seules les tortues vertes viennent pondre en Polynésie, et qu’elles repartent se nourrir dans les îles Fidji. Celles que nous croisons le plus souvent sous l’eau sont les tortues imbriquées, et nous ignorons complètement à l’heure actuelle où celles-ci peuvent bien pondre. 

Au dessus d’une certaine température, tous les oeufs seront des femelles. Cela pose un énorme problème avec le réchauffement climatique qui ne fait naître que très peu de mâles et les tortues sont particulièrement menacées…

 

Nous continuons avec la découverte de plages magnifiques…

 

 

 

 

 

 

 

Le jour suivant nous allons passer la journée dans le lagon, en se baladant avec le dinghy, au programme: plongées et pique nique sur un motu (petit îlot)!

 

 

 

 

 Des tikis ont été disposé sous l’eau pour faire l’attraction des touristes, nous préférons de loin les poissons!

 

 

 

 

 

 

 

L’après midi le ciel se couvre et un gros grain nous tombe dessus, la meilleure chose à faire est d’en profiter pour plonger. Nous décidons d’aller à l’endroit où habituellement les raies et les requins sont nourris dans la matinée. Nous ne cautionnons pas trop ça mais Cath et Jul ne pouvant pas nager sur de grandes distances, c’est le lieu idéal pour tenter d’apercevoir ces animaux! La pluie devient de plus en plus violente et les gouttes froides et agressives! 

 

 

 

 

 

 

 

Nous enfilons vite masques et palmes et sautons dans l’eau qui nous paraît bouillante! L’ambiance est très particulière, je tiens la petite main de Julian dans la mienne, et soudain, devant nos yeux, cinq requins pointes noires nagent autour de nous. Puis deux énormes raies pastenagues déambulent à quelques centimètres. Nous n’en revenons pas! Pendant ce temps là, la pluie frappe notre dos et le brouillard nous entoure! Julian n’a pas peur du tout, rassuré par notre comportement d’observateurs admiratifs! Nous passons plus d’une heure en leur compagnie, sans doute un des plus beaux souvenirs de ce séjour!

 

 

 

 

 

 

 Avec le décalage horaire encore présent, Jul ne fait pas long feu et nous non plus! Le vent, la pluie, le soleil, la mer, les voyages secoués en dinghy ne nous épargnent pas.

 

Le lendemain, découverte du magnifique jardin de corail en face de l’hôtel Sofitel. Nous y allons en paddle, une première pour Cath qui se débrouille hyper bien car nos paddles sont petits et moins stables et il y a énormément de courant. Cela la motive quand même à continuer l’expérience sur la marne tout prés de chez elle!

 

 

 

 

 

Jul découvre les formes et les couleurs incroyables des poissons polynésiens (bon là les poissons sont un peu cachés…)

 
 
 
 

 Pendant ce temps là, sur Diatomée chauffe notre plat du soir dans notre magnifique nouveau four solaire!`

 
 
 
 

 À Moorea, beaucoup de randonnées partent du belvédère, un des points culminants de l’île à rejoindre en voiture. Elles sont du coup relativement plates et très ombragées, idéales pour les enfants. Mais bon, Jul n’aime pas trop marcher et cela le fera beaucoup râler!

 Il est encore un peu jeune pour admirer la beauté de la nature, difficile de rivaliser avec les jeux vidéos!

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous apprêtons à quitter Moorea, nous avions prévu d’aller dans les Tuamotu, archipel sans relief fait uniquement de bancs de sable, mais cela fait beaucoup de navigation et il n’y a pas de vol retour pour Cath et Jul. Du coup nous décidons de rester dans les îles de la société et de visiter Tahaa, notre île coup de coeur où nous étions restés confinés.

 

Cath et Jul sont prêts pour leur première grande navigation de 16 heures dont une nuit complète! Alex relève l’ancre, quand elle est presque à poste le guindeau devient fou et relâche à nouveau toute la chaîne et l’ancre au fond de l’eau… Il y a comme un faux contact électrique qui met en marche le guindeau sans qu’on le veuille… Alex met ses cours d’électricité en pratique et tente de résoudre le problème jusqu’à la tombée de la nuit. Il est trop tard pour partir et si Alex a compris d’où venait le problème, le guindeau ne veut plus relever l’ancre… Tout le monde va dormir et nous aviserons le lendemain.

Si le problème persiste nous ne prendrons pas le risque de bouger ailleurs et Alex me dit déjà de regarder les hôtels pour partir avec ma soeur et ne pas gâcher leurs vacances. C’est toujours beaucoup plus ennuyeux d’avoir du monde à bord, qui en général a fait péter le budget pour venir jusqu’ici, et de rester bloqué à cause d’un problème mécanique ou électrique.

Mais le lendemain, sans qu’on comprenne trop pourquoi, le guindeau fonctionne à nouveau très bien…Et le départ vers le grand large arrive enfin!

Le vent s’est levé et il y a pas mal de vagues, le bateau bouge beaucoup et les conditions peuvent être impressionnantes pour une première. Cath et Jul observent et découvrent les nouvelles sensations d’avancer uniquement grâce à la force du vent.

 

 

 

 

 

 

Ça fait deux jours que je bourre tout le monde de Stugeron (cachet anti mal de mer) pour qu’ils puissent profiter et cela semble bien fonctionner. La nuit est agitée, Jul dort pas trop mal et Cath vient participer aux quarts avec nous. Avec Jul, ils assisteront au coucher et au lever du soleil assez incroyables!

 

 

 

 

La fatigue se fait quand même sentir au réveil…  

 
 
 
 

 

 

 

L’arrivée sur Tahaa est assez  éprouvante car avec Alex nous n’avons dormi qu’une heure et nous devons être très vigilants pour slalomer entre les patates de corail. Nous mouillons côte au vent prés d’un hôtel sur un motu à la Robinson Crusoé (seulement 4 bungalows). Il y a beaucoup de vent, des grains tout autour, ce n’est pas le mouillage le plus paisible mais nous sommes contents d’être arrivés et de découvrir un nouvel endroit!

 

 

 

 

 C’est toujours un peu le bazar après une longue nav…

 

 

 

 

 Le soir même, apéro au coucher du soleil au bar de l’hôtel dont le plus grand luxe et d’offrir à ses clients la possibilité de dormir sur une île déserte. En général le prix des chambres est très très élevé, il n’y a évidemment pas de wifi ni d’eau chaude, mais rien que de l’eau douce c’est déjà luxueux! Pourtant beaucoup de gens ne comprennent pas ce manque de « confort » au prix où ils payent!

 

 

 

 

 

 

 

Sur l’île, nous visitons la vallée de la vanille et apprenons qu’il faudra 4 ans et beaucoup, beaucoup de travail pour créer une gousse de vanille. Elles sont donc assez chères mais incroyablement tendres et goûtues, les chefs étoilés, parait il, ne jurent que par la vanille de Polynésie dont 80% est cultivée à Tahaa! Les effluves de vanille sont propres à cette île, et entre les fleurs de Tiare (monoï), la vanille, l’herbe après la pluie et les feux de bois, notre odorat est sans cesse agréablement surpris!  

 

 

 

 

 

 

 

Changement de mouillage, nous allons de l’autre côté de l’île, protégé du vent, tout prés du jardin de corail où nous étions confinés l’année dernière… 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons la journée sur le petit motu en alternant plongées et farniente! Il y a beaucoup de courant et nous nous laissons dériver au dessus du magnifique jardin de corail, mais souvent le courant est trop fort et nous n’avons pas le temps d’admirer toute la beauté de cette vie sous-marine. Les poissons ne sont pas du tout farouches et nous acceptent chez eux.

 

 

 

 

 Petite balade sur l’île en fin de journée.

 

 

 

 

 Coucher de soleil avec des rayons roses comme nous voyons rarement! Nous sommes à chaque fois estomaqués par les couleurs et l’ambiance qui suivent le coucher du soleil…

 
 
 
 

 

 

 

Le lendemain nous partons faire le tour de l’ile à vélo en louant des vélos électriques car il y a 70 kilomètres et quelques côtes. Alex sera avec Julian sur un tandem!

Nous louons les vélos dans l’endroit préféré d’Alex de toute la Polynésie: la rhumerie Mana’o!

 

 

 

 

 

 

Nous avons le choix de nous arrêter dans trois fermes perlières:

  • une qui a reçu Paris Hilton
  • une qui a reçu Barack et Michelle Obama
  • une sans VIP               

Sans hésiter nous allons dans celle de Barack Obama!

 

 

 

 

La guide nous montre le genre de collier que Barack a acheté pour Michelle!

 
 
 
 

 

Nous continuons le tour de cette île si paisible aux mille odeurs, nous pique niquons baguette et emmenthal un peu à l’arrache car il y a très peu d’endroits où se restaurer…

 

 

 

 

 

 

 

Même si les vélos sont électriques, les côtes sont trop difficiles pour Alex et Jul qui n’a pas la force d’un adulte. Du coup Alex finit toujours les côtes seul et Jul est obligé de descendre et de monter à pied, ce qui cruellement nous fait beaucoup rire quand on le voit arriver au loin tout penaud:

 

 

Où est Charlie?

 

 

 

 

 Je m’arrête acheter des oeufs de poules heureuses si difficiles à trouver ici malgré toutes leurs poules en liberté!!!!

 
 
 
 

 

De retour à la rhumerie, Cath et Alex vont visiter la distillerie pendant que Jul et moi passons presque une heure à jouer avec les quatre chatons orphelins recueillis par le couple de rhum Mana’o:

 

 

 

 

 

 

Le soir nous allons boire un verre sur le motu d’à côté qui abrite le seul relais et château de toute la Polynésie, celui à 1500 euros la nuit. Cet hôtel que nous avons côtoyé pendant si longtemps sans jamais pouvoir y mettre les pieds à cause du confinement, cela a provoqué chez moi les plus grands fantasmes notamment concernant la piscine!!!! Et les chambres sur pilotis inspirent bien Cath et Jul!  

 

 

 

 

 

 

 

Nous devons laisser carte bleue et pièce d’identité à l’accueil, puis ils nous installent au bar qui juxtapose le restaurant. 

 

 

 

 

 

 

 

Mais moi je voulais être au bar tout prés de la piscine sinon quel intérêt? Je demande à changer, et cela fait tout en cirque, ils doivent appeler le bar de la piscine, être sûr que ce soit ok, bref il y a tout un cérémonial avant qu’on puisse déménager. Rien ne semble simple…

Prés de la piscine il y a plus d’ambiance, de la musique, et un peu de monde.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions laissé notre annexe accrochée au ponton de l’hôtel qui était très haut, et en revenant, l’annexe était passée sous le ponton et la mer s’est mise à monter… Du coup, non seulement elle était bloquée dessous mais en plus, le moteur tapait contre le plancher du ponton avec les vagues…

Première réaction de ma soeur et moi: aller demander du renfort auprès des travailleurs de l’hôtel qui squattaient le bout du ponton. Mais Alex refuse et sait exactement ce qu’il faut faire: il dégonfle un peu l’annexe, à deux nous arrivons à la sortir tant bien que mal. Lorsqu’Alex démarre, nous croisons les doigts pour que le moteur (neuf) fonctionne, et avec les chocs qu’il s’est reçu, la marche avant était enclenchée et le bateau se met à partir d’un coup sec ce qui est très impressionnant! Déjà que la dose de stress était assez élevée …

 

 

 

 

 

 

 

 Le capot du moteur est bien abîmé mais le soir même, Alex le répare. Je suis béate d’admiration devant ce mec qui sait tout faire. Lui ne retient que le fait de ne pas avoir pensé à la marée et au courant qui pouvait changer et positionner notre annexe en dessous…

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons ensuite pour un autre mouillage, dans le même lagon mais sur une autre île: Raiatea. Petite navigation tranquille le temps du déjeuner!

 

 

 

 

 

 

 

 Tous les tahitiens ont des petits bateaux et ils adorent trainer leurs enfants sur des bouées ou faire du surf nautique! Nous sommes trop contents d’avoir un enfant à bord et l'exploiter pour faire pareil!!!

 

Nous allons remonter la seule rivière navigable en kayak. Nous avons rendez vous avec un guide très bavard: Vivien. Il est au taquet, pourtant il emmène des touristes pour cette  excursions depuis 15 ans plusieurs fois par semaine… Mais toujours d’une bonne énergie il enchaine discours et blagues sans même plus penser à ce qu’il dit! Nous apprenons qu’il a emmené Catherine Deneuve et Luc Besson faire cette même excursion, Catherine était pressée d’aller fumer sa clope, et Luc pas très bien luné, lui a demandé un peu de se taire…!!!  

 

 

 

 

 

Je n’ai pas l’habitude du kayak et je pagaie aussi fort qu’en paddle, du coup Alex a bien du mal à nous faire avancer droit! Car celui de devant doit ramer de manière douce et fluide…Mais l’expérience est incroyable, la rivière fraîche, le cadre dingue et le guide très instructif. Nous adorons!

 

Les « au revoir » ne se font pas sans larmes…

Tout est allé si vite et j’avais tellement projeté leur séjour à bord que j’ai l’impression qu’ils sont passés en coup de vent! Et pourtant nous n’avons pas arrêté! Jul et Cath semblent avoir adoré cette expérience, sortant de leur zone de confort, cela a bien fait grandir Jul et ouvert le champ des possibles pour Cath qui retourne à paris plus motivée que jamais pour s’inscrire au paddle et se déplacer à vélo :-)

 

Avec Alex nous attendons une fenêtre météo pour aller enfin dans les Tuamotu, sauf qu’un imprévu va complètement changer notre programme…

 

La suite au prochain carnet de bord!

 

Pendant ce temps là, les trois oies sont toujours sur le petit quai de la baie de Cook à Moorea :-)

 

 

 

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