Fakarava Partie 1

 

 

 

Juillet 2023

 

La navigation de Tahanea à Fakarava dure un peu plus de sept heures et il faut scrupuleusement regarder les horaires des marées pour que le courant ne soit pas trop fort à la fois en sortant de la passe de Tahanea mais aussi huit heures après en rentrant dans la passe de Fakarava.

Un départ à 8h30 et une arrivée à 15h30 semblent parfaits. Mais la veille du départ, Alex a la boule au ventre. Nous regardons longuement le trajet très précis à tenir dans la passe de Fakarava car il y a des hauts-fonds qui remontent à 3,50 mètres et nous avons 2,70 mètres de tirant d’eau. Il ne faut pas se prendre une patate de corail!!! Alex dormira très peu. J’aimerai tellement qu’il reprenne confiance en Diatomée et qu’il ne pense pas au pire à chaque fois.

Nous relevons l’ancre sans difficulté, traversons la passe comme des chefs et nous voici partis  pour Fakarava avec un vent arrière qui nous pousse à plus de 7 noeuds.

Tout se passe bien mais Alex reste très stressé, vivement que l’ancre soit posée et que ce soit l’heure de l’apéro!

En milieu de parcours, le bateau ralenti car le vent vient plus de derrière, nous sommes obligés de mettre du moteur pour créer du vent apparent et maintenir une moyenne de 7 noeuds pour bien être à 15h30 dans la passe. 

 

 

 

 

 

 

 

Un premier grain nous passe dessus, pas très méchant. Puis un deuxième cette fois-ci beaucoup plus violent. Le bateau se fait complètement emporter par les rafales et nous arrêtons immédiatement le pilote automatique pour barrer nous même. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu une traversée aussi sport! Je ne suis pas douée en navigation mais je sais très bien barrer et anticiper les vagues et les rafales c’est déjà ça! Je n’ai plus de  bras tellement les rafales sont puissantes, et barrer demande beaucoup de force. Sans parler de la pluie! Alex tente de réduire les voiles mais avec le vent très fort qui vient de derrière, ce n’est pas simple! Il faut empêcher le bateau de se faire emporter par le vent mais vite redresser la barre pour ne pas empanner par la suite, cela demande une concentration extrême et je me croirais en plein Vendée globe!!!!

 

Le bateau avance jusqu’à 12 noeuds! Cela dure et ne semble pas se calmer. Je crois entendre quelque chose qui sonne à l’intérieur mais je ne suis pas certaine car les hallucinations auditives ne sont pas rares dans ces circonstances. Alex va quand même vérifier. Tout en barrant je ne le vois pas revenir, il soulève le plancher au dessus du moteur et ouvre les fenêtres malgré la pluie. Je vois de la fumée sortir des fenêtres!!!!! Il sort l’extincteur et la couverture anti feu… Il y avait un début d’incendie dans la cale moteur et c’était bien le détecteur de fumée qui sonnait! Mais c’est pas vrai! Quelle poisse nous avons ce n’est pas croyable! Nous enchainons les avaries et  pas légères en plus!

Alex me dit que le feu semblait venir de l’alternateur et le liquide de refroidissement bouillonnait tellement, que ça rejetait de l’eau. Visiblement un problème de surchauffe. La couverture anti-feu a immédiatement éteint le feu mais le moteur n’est plus utilisable avant de comprendre cette surchauffe. Cela veut dire que nous n’avons pas de moteur pour manoeuvrer dans la passe où les courants peuvent être extrêmement forts: le cauchemar absolu!!!!

 

 

 

 

 

Alex réagit très vite et appelle à la VHF le voilier américain juste devant nous. Lui aussi va à Fakarava et nous l’avions déjà prévenu qu’un grain très fort allait lui tomber dessus. Alex lui explique que notre moteur a pris feu et qu’il aurait besoin d’assistance pour manoeuvrer dans la passe et ensuite ancrer le bateau.

Le voilier américain appelle le voilier encore devant lui qui est plus proche de Fakarava, ce sont des français, le bateau « Idéfix »! Nous les avions croisés à Tahanea et nous avions trouvé que c’était un super nom de bateau. Ils seront au top! Ils appellent pour nous les différents clubs de plongée de la passe sud de Fakarava. Ils ont internet même en pleine mer, grâce à Elon Musk! Greg du club top dive est ok pour venir nous remorquer à la passe.

Comme nous communiquons via le canal 16, tous les bateaux au mouillage entendent notre détresse dont le « Sealegacy I», le bateau de Paul Nicklen que nous avions aussi croisé à Tahanea. Ils seront là eux-aussi, avec des zodiac au moteur puissant.

Pendant qu’Alex parle à la VHF, je vois un énorme souffle tout prés du bateau!!! Sans pouvoir identifier l’animal je crie « il y a un cétacé, il y a un cétacé!!! » Entre temps le vent a faiblît et nous sommes de nouveau sous pilote automatique. Et là, je vois sortir tout prés du bateau un petit rorqual de  Minke! Incroyable!!!! C’est très rare de voir ces animaux, comme les orques ou les cachalots, c’est exceptionnel! En fait ils seront deux! Dont un qui saute!

 

 

 

 

 

 

 

Ils nous suivent et nous montrent leur énorme ventre blanc! Ils viennent tout prés du bateau, à l’étrave, comme les dauphins! Je suis euphorique! C’est absolument dingue! Nous nous demandons si ce n’est pas notre anti fooling à ultra sons qui les attire… Cette rencontre nous rebooste pour les heures galères à venir…  

 

 

 

 

 

 

Nous approchons de la passe, toujours en contact avec nos sauveurs grâce à la VHF. Il nous semble apercevoir 2 gros zodiac mais aussi 3 petits!!!!! Tous les gens au mouillage qui étaient branchés sur le canal 16 sont venus à notre rescousse! Nous n’en revenons pas! Certains filment tout!!!  

 

 

 

(c) Cyrille Rio

 

 

 

Un équipier du « Sealegacy I» arrive à monter à bord de Diatomée. Il va nous guider dans la passe qu’il connait par coeur. Nous allons avancer à la voile tant que nous pouvons et au dernier moment, arrivés au mouillage, nous nous mettrons face au vent pour affaler la voile et un gros Zodiac nous remorquera jusqu’au moment de poser l’ancre. Paul Nicklen est là en personne sur le zodiac du « Sealegacy I». Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un très grand photographe animalier qui a beaucoup travaillé pour National Geographic. Gilles Rigaud, le grand navigateur qui nous a tout appris a fait de nombreuses expéditions avec lui. Paul dit à Alex « Gilles m’a beaucoup parlé de toi! ». Et ça, ce sera le meilleur moment de la journée d’Alex! Entendre Paul Nicklen dire ça et venir à la rescousse de Diatomée, c’est grave la classe!

 

 

 

 

 

Paul conduit le Zodiac en personne!           (c) Kristin potenti "Harbors Unknown"

 

 

 

 

 

(c) Cyrille Rio

 

 

 

 

(c) Cyrille Rio

 

 

De plus les conditions pour naviguer dans la passe sont absolument idéales: c’est pile l’étal et le vent a faibli. Nous manoeuvrons à la voile sans souci. Nous ancrons avec l’aide du zodiac du club de plongée et tous les petits zodiac qui naviguent autour de nous. Idéfix prend des photos au drone et nous disent que notre arrivée escortée est assez semblable à celle du Vendée Globe!

 

 

 

 

 

 

 

 

(c) Cyrille Rio

 

 

Une fois l’ancre posée, les bateaux nous applaudissent, c’est notre heure de gloire alors que nous n’avons rien fait! Nous remercions tout le monde plus que tout.

C’est à son stage de mécanique qu’il a effectué lors de notre séjour à Paris cet hiver qu’Alex a appris que mettre un détecteur de fumée à 10€ dans la cale moteur était très judicieux, pour doubler l’alarme moteur. En effet, nous venions juste de le poser et il nous a peut être sauvé d’un grave incendie.

Les jours qui suivent, tout le monde passe nous voir pour savoir si le moteur est réparé! À Tahanea nous faisions nos sauvages, mais ici nous connaissons tout le monde! Je prépare des cookies pour Idéfix et Sealegacy que Paul Nicklen réceptionnera en personne! 

 

 

 

 

 

 

 

Alex passe du temps sur le moteur pour qu’il refroidisse à nouveau. Il change  la roue à eau, d’autres petites pièces qui semblaient cassées, il met à neuf tout le liquide de refroidissement et au bout de deux jours, le moteur refroidit à nouveau correctement. Le problème c’est que nous ne savons pas exactement quelle était l’origine de la surchauffe. Deux voisins plaisanciers père et fils, du bateau Hippocampe, sont mécaniciens et viennent inspecter longuement: pour eux tout semble fonctionner parfaitement ce qui rassure profondément Alex.

 

 

 

 

 

 

 

Mais dès le lendemain, nous sautons à l’eau pour faire des images dans la passe. À peine je mets la tête sous l’eau, Alex me crie « remonte! Vite! ». Son caisson vient de s’ouvrir et son appareil est noyé! Nous retournons très vite au bateau car dans ces cas là, chaque minute compte pour récupérer au mieux le matériel trempé. Il le sèche, nettoie les connectiques et plonge le boitier et l’objectif dans du riz pendant plusieurs jours. Cela sera pour Alex la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Il n’en peux plus de cette série de catastrophes qui n’en finit pas…

 

 

 

 

 

 

 

L’appareil est irrécupérable et l’objectif aussi. Nous commandons le même objectif que Tahiti peut nous livrer sur Fakarava. Et nous avons un autre boitier en secours mais cela génère des frais dont nous nous serions bien passés.

Je souffre durant plusieurs jours de vertiges et de migraines. Cela m’inquiète car je n’ai absolument jamais ce genre de symptômes. Mais en fait cela n’est rien, il s’agit de vertiges position paroxystique bénin, cela s’en va tout seul et survient souvent après un traumatisme.

Le vent souffle très fort mais nous allons tous les jours nager dans la fameuse passe aux 700 requins. Ils restent groupés dans le courant, il y en a effectivement beaucoup, souvent très abimés, tout éraflés. Ceux qui font les plongées de nuit pour les voir se nourrir nous disent qu’ils se défoncent dans le corail pour choper les poissons endormis dans les cavités. Il parait que c’est vraiment violent et ce n’est pas un spectacle qui m’attire.

 

Le seul restaurant du motu n’accueille plus de clients extérieurs à la pension de famille car ils sont complets et peu ravitaillés. Mais nous pouvons quand même y boire un verre et observer tous les requins à pointes noires attendre patiemment sous le ponton les déchets de la cuisine!

 

 

 

 

Tetamanu, le minuscule village de la passe sud compte une poignée d’habitants mais surtout des pensions pour loger les nombreux plongeurs qui viennent du monde entier.

 

 

 

 

 

 

 

Un immense yacht de milliardaires vient mouiller juste à côté de nous. Ils font des allers retours en dinghy vers le bateau « Sealegacy », Alex reconnait Mauricio Hoyos Padilla, docteur en biologie marine pour qui il a participé à des missions de marquage des requins blancs aux côté de Fred Buyle, quelques années auparavant. Il loge sur le gros Yacht! Nous l’invitons à bord en espérant secrètement qu’il nous dise « mais non, venez plutôt sur le yacht ». Pas du tout, il vient juste à bord. Dommage, nous aurions trop aimé le visiter!!!! Mais il nous raconte plein d’histoires incroyables sur son expérience aux côté des requins! Ici il travaille avec l’intelligence artificielle capable de reconnaitre les visages, mais sur les mérous!

 

 

 

 

 

 

 

Plus d’une trentaine de bateaux se retrouvent dans ce mouillage car dans quelques jours aura lieu la ponte des mérous, événement qui une fois par an provoque un très grand rassemblement de cette espèce. Les clubs de plongée sont bookés deux ans à l’avance pour voir la reproduction depuis que Laurent Ballesta en a fait un documentaire. 

La ponte des mérous aura lieu la nuit de la pleine lune, dans la passe. Nous le savons par Sealegacy mais nous ne devons pas trop l’ébruiter. Nous le disons quand même à Idéfix et Hippocampe. L’info est précieuse mais à mon avis circule déjà pas mal!!!! Nous ne pouvons pas y aller car ce sera courant sortant et trop dangereux. Et un peu trop tôt, et surtout très profond: entre 20 et 40 mètres. Et puis Laurent Ballesta a tellement bien filmé tout ça!

 

Les plongées de nuit dans la passe sud sont devenues très populaires. À la tombée du jour, les plongeurs éclairent avec des énormes lampes le repas des requins. Sauf que toutes ces lumières dénaturent complètement cet événement: chaque poisson éclairé est condamné dans les secondes qui suivent. C’est un véritable carnage, les requins se prennent complètement dans le corail et beaucoup sont très abimés. Et de très nombreux poissons n’ont aucune chance, éclairés comme ils le sont. Beaucoup de gens nous ont conseillé ces plongées à sensation mais nous ne souhaitons pas cautionner cela.

 

 

 

 

 

(c) Laurent Ballesta

 

 

Nous partons dans le nord de l’île à 5 heures de navigation. C’est ici qu’il y a le village, l’école et divers petits magasins d’alimentation. Il ne reste plus grand chose en fruits et légumes, mais il y a quand même plein d’aliments qui nous manquaient: des yaourts , des céréales et des jus de fruits pour accompagner le rhum d’Alex! 

 

 

 

 

 

 

 

 Immense joie pour nous aussi: une route! Cela nous permet de faire des footings et du vélo ou simplement de la marche, un peu plus sportive que celle sur les caillasses de corail! Nous adorons ce village qui parfois donne l’impression de sortir tout droit d’un film de Disney!

 

 

 

 

 

 

 

 Une  route goudronnée de 15km ainsi qu’une une longue piste d’aéroport ont été construit sur l’île en 2003 pour la venue de Jacques Chirac en Polynésie. Il était attendu comme le Messi et tout le monde s’est plié en quatre pour l’accueillir convenablement. Mais au final, il n’a même pas eu le temps de venir sur l’atoll de Fakarava et aujourd’hui ce sont les habitants et les touristes qui en profitent!

 

 

 

 

 

 

 

La livraison des fruits et légumes se fait tous les mercredis par la goélette. Il parait que c’est pire que le 1er jour des soldes aux Galeries Lafayette! Une guerre impitoyable entre voileux qui n’en peuvent plus des conserves! D’autant plus qu’exceptionnellement, la goélette ne reviendra que dans 15 jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement il y a quand même une assez grande quantité pour satisfaire tout le monde et nous sommes tellement en manque que nous achetons des produits pas très locaux: poireaux, kiwis, raisins mais aussi choux, carottes, pastèque, mangues, aubergines, concombres et courgettes! Nous sommes arrivés trop tard pour les tomates…!

 

 

 

 

 

 Nous invitons Cyrille et Catherine de « Idéfix » pour échanger sur nos expériences assez similaires.

 

Nous réservons une sortie de nuit sur le récif pour observer la faune nocturne (crustacés/oursins/ holothuries) avec Enoha, un vieux guide tahitien très savant et assez à cheval sur la culture polynésienne (Il me reprendra longuement pour m’expliquer qu’il ne faut pas dire « Faka » mais « Fakarava » car cela a une signification bien particulière et les abréviations enlèvent le sens originels des noms).  

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes un petit groupe de 6, chaussures de récif aux pieds et un bâton pour s’équilibrer car certaines vagues déferlerons jusqu’à la culotte! Je sens quelque chose glisser sous mes pieds: je viens de marcher sur une sole! Enoha l’éclaire de très prés avec une énorme torche, le pauvre poisson aveuglé reste immobile, pétrifié. 

 

 

 

 

 

 

 

Il va nous chercher des oursins crayons pour que nous puissions les voir de prés, il éclaire des petits poissons posés sur les rochers et nous débusque une langouste qui a tous ses oeufs collés sur l’abdomen. L’animal est tellement terrorisé qu’il bave et fait plein de bulles. 

 

 

 

 

 

En orange, ses oeufs.

 

Le jour même, Alex a posté sur Facebook un article qu’il a écrit sur une charte de bonne conduite pour photographier les animaux marins: en gros, éviter les flashs qui aveuglent les animaux, ne pas les toucher et encore moins les déplacer… Nous nous regardons un peu amusés de la totale contradiction avec ce que nous sommes en train de vivre! La grande joie de la soirée sera de voir pour la première fois de notre vie un oursin tortue:

 

 

 

 

 

 

 

Même si les animaux ne sont pas toujours respectés comme nous le souhaiterions, nous rigolons énormément avec le groupe trop sympa et la situation un peu cocasse de se retrouver la nuit les pieds dans l’eau dans cet endroit du bout du monde.

 

Nous étions déjà venus à Fakarava il y a deux ans en avion pour faire des photos pour O2, un club de plongée local. Nous les recontactons pour qu’ils nous dropent sur la passe nord lorsqu’ils vont y plonger car elle reste très loin de notre mouillage. Tous les touristes veulent plonger dans la passe sud « là où le docu des 700 requins a été tourné », sauf que les requins sont parfois encore plus nombreux dans la passe nord!

 

 

 

 

 

 

Nous essayons de faire des images avec les requins en apnée. Cela n’est pas simple car ils restent vraiment profonds et je dois être sans palmes pour notre projet de film en cours. Nous y allons à plusieurs reprises, dans des conditions souvent difficiles, avec beaucoup de vagues et chaque tentative de faire des image se finit par un échec.

La météo nous permet d’aller mouiller tout prés de cette passe et d’y aller par nous même avec notre dinghy. Nous commençons par  bien connaitre l’endroit et le comportement des requins, où ils se trouvent et à quel moment. La situation finit par se débloquer! A force d’observer et de comprendre comment les requins réagissent, nous arrivons à faire les images tant attendues. Cela nous remotive grandement car avoir un objectif sous l’eau empêche de manière générale de profiter pleinement, et si c’est pour rentrer bredouille, cela devient dur psychologiquement quand la situation se répète.

 

 

 

 

 

 

 

D’autant plus qu’Alex traverse un période pas évidente. Il me confie avoir sans cesse la boule au ventre pour TOUT. Le moindre bruit, la météo pas favorable, nos plongées dans la passe, un changement de mouillage, tout l’inquiète en permanence. Ses seuls moments de répit sont notre heure de nage et de footing quotidien. Le fait de m’en parler le soulagera énormément. Il est bien conscient que ses inquiétudes sont démesurées et qu’elles font suite à toutes les galères que nous vivons depuis le mois d’avril. 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mouillage prés de la passe est vraiment idyllique, nous pouvons nager dans une eau claire contrairement à notre parcours prés du village, et tous les soirs nous faisons de longues balades sur la petite route en terre. Quand nous faisons beaucoup d’apnée, nous sommes trop fatigués pour courir.

 

 

 

 

 

 Impossible de remplir à nouveau nos cuves d’eau douce, les grains tombent partout autour mais jamais sur Diatomée! 

 
 
 
 

 

 

 

Et nous profitons de la clarté de l’eau pour faire des images de la dernière paire de palmes que va sortir Décathlon. Créées avec l’intelligence artificielle, leur production émet très peu de CO2. Nous sommes trop contents de ce travail amusant et bien payé et bien plus facile à réaliser que les images d’apnée au milieu des requins! Pour que les gens puissent s’identifier, il faut justement qu’il n’y ait pas trop d’animaux exceptionnels sur les images!  

 

 

 

 

 

 

 

 La suite de ce carnet de bord à lire dans "Fakarava partie 2"! 

 

 

 

 

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